Articles Nouvelle République,  Divers

Loir-et-Cher : la clinique Saint-Coeur de Vendôme craint la pénurie de personnel soignant cet été


Comme nombre d’établissements de soins, la clinique Saint-Cœur regarde avec inquiétude le planning de cet été, notamment en maternité.


 

Des cas de Covid qui, là comme ailleurs commencent à se déclarer parmi les personnels comme parmi les patients. Et la période des congés qui s’ouvre avec d’ores et déjà des plannings tendus pour certains personnels dont les sages-femmes qui, pour assurer des remplacements d’été, se font rares. À Vendôme comme ailleurs.
Après la ville et l’agglo confrontées à la pénurie de maîtres-nageurs et surveillants de baignade (lire la NR jeudi 30 juin), voilà la clinique en mal de professionnels spécialisés à l’heure où elle se réjouissait du renouvellement pour cinq ans de son label Amis des bébés décerné mi-juin.
Vers une fermeture temporaire de la maternité ?

« Nous rencontrons plus de difficultés que les années passées, avec seulement une candidate pour les quatre à cinq créneaux de remplacement dont nous avons besoin », explique Philippe Maillard, directeur des opérations et directeur financier qui assure actuellement l’intérim de l’établissement, suite au départ d’Élise Contour (1). La clinique Saint-Coeur emploie actuellement douze sages-femmes salariées dont cinq travaillent à temps complet dans l’établissement, les autres intervenant aussi en libéral.
Des sages-femmes qui se tournent vers le libéral

De par la loi, la clinique se doit de disposer d’un nombre donné de sages-femmes, d’infirmières, d’auxiliaires de puériculture en bloc comme en suite de couches en journée comme pour la nuit. « Au plan national, on constate que les jeunes sages-femmes sont désormais plus nombreuses à s’orienter vers le libéral. Et la hausse de salaires de 300 € nets par mois à la suite du Ségur du début d’année ne porte pas encore ses fruits », ajoute Philippe Maillard. « Avec l’accord de l’ARS (Agence régionale de santé), nous nous sommes déjà rapprochés de la polyclinique de Blois pour, dans le cadre d’une convention prochainement signée, organiser si besoin sur une semaine d’août, l’accueil de nos parturientes vers Blois. Comme à l’ accoutumée, il n’y aura pas d’accouchement déclenché et nos urgences maternité seront assurées. Nos patientes seront accompagnées le mieux possible pour leur suivi entre Vendôme et la polyclinique avec des dossiers qui seront transmis. Nous travaillons dès maintenant à cette hypothèse avec une trentaine de futures mères à prévenir mais aucune date précise de fermeture de la maternité n’est encore fixée. »
(1) Elle sera remplacée à compter du 6 juillet par Carine Raffin-Peyloz. Ancienne responsable qualité à la clinique Saint-Cœur, elle revient à Vendôme après treize années à la polyclinique de Blois où elle exerçait des responsabilités de direction.

Source: La Nouvelle République

0 0 votes
Évaluation de l'article

Webmaster du site

S’abonner
Notifier de
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
0
J'adorerais connaître vos pensées, veuillez commenterx