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Vendôme : au marché des Rottes on ne se plaint pas


Moins de clients mais un noyau de fidèles… Et une autorisation de travailler. Au marché des Rottes, les marchands s’en contentent.


 

Malgré la pluie, les clients étaient au rendez-vous du marché des Rottes dimanche matin. Le troisième à avoir lieu en ce reconfinement, durant lequel seuls les commerces alimentaires ont le droit de s’installer. Une période qui pour les professionnels, se déroule mieux que lors du premier acte au printemps dernier. Il faut dire qu’à l’époque, tous les marchés n’avaient pas été autorisés. Celui des Rottes avait même tout bonnement été supprimé, tout comme le marché bio du après-midi. « Malgré le temps, nous avons toujours nos clients habituels », se satisfaisait en fin de matinée dimanche ce maraîcher installé au cœur de l’avenue Clemenceau. « Ce deuxième confinement est moins stressant, ajoutait-il. Le protocole est un peu allégé. » Même réflexion chez le boucher voisin, Cédric Juchet. « Aujourd’hui avec la pluie, c’est un peu plus calme que d’habitude, mais je ne me plains pas », lançait celui qui est davantage préoccupé par « les feuilles mortes au sol quand on arrive le matin », et « le trop grand nombre de déchets qui se retrouvent sur site en fin de marché ».


« On perd 30 % du chiffre d’affaires »

À quelques pas de là, capuche sur la tête et mains dans les poches, cette boulangère pâtissière de Cloyes installée pour la matinée boulevard de France, ne cache pas que « c’est dur ». Venue avec ses spécialités antillaises, elle est présente chaque dimanche aux Rottes, et tous les vendredis en centre-ville. « C’est dur parce qu’à la boutique à Cloyes, on fonctionne en temps normal avec les touristes et les gens de passage… dont beaucoup sont en télétravail. » Heureusement, elle garde la passion de son métier et son humour : « Je suis aux 35 heures… de sommeil par semaine », plaisante celle qui est fière d’expliquer que dans son couple, c’est elle aux fourneaux et l’homme à la vente.
A l’autre extrémité du marché, en face de l’église des Rottes, on trouve l’étal d’Amid, vendeur de fruits et légumes présent chaque dimanche depuis vingt ans. « En cette période, on perd environ 30 % de chiffre d’affaires », grimace celui qui figure aussi parmi les exposants du marché de Châteaudun. Mais il se contente de son sort, et ne voudrait revivre l’annulation du marché pour rien au monde. Si cela devait arriver, nul doute que Kinda, l’une des personnes à apprécier particulièrement son stand, serait triste également. « C’est le meilleur marchand, il est très généreux », sourit-elle en direction d’Amid, avec en main un chariot rempli de bananes, pommes de terre, oignons ou pamplemousse. « J’aime beaucoup venir ici, ajoute cette habitante du centre-ville. Ça fait travailler les petits commerçants. » Notons qu’à l’évidence, le marché reste aussi un lieu d’échanges indispensables et plus ou moins brefs. Aucun doute, à voir ces quelques grappes de trois à quatre personnes, en pleine discussion, avec ou sans café à emporter à la main.

Source: La Nouvelle République

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Armel

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