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Vendôme: Quand les vacanciers passaient sous la Porte Saint-Georges


On a du mal à l’imaginer aujourd’hui. Mais dans le passé, la route des amoureux de la Costa Brava passait par Vendôme, haut lieu… de bouchons.


 
Avant le chassé-croisé du 15 août des vacanciers, petit tour dans le passé, quand Vendôme était un nœud stratégique… pour les embouteillages.
« Je me souviens qu’adolescent, j’étais fier d’entendre à la radio qu’on parlait de Vendôme au moins une fois par an. Et c’était quand l’été arrivait et que la Porte Saint-Georges devenait un véritable goulot d’étranglement, avec des concerts de klaxon incessants », se souvient Jean-Claude Pasquier, passionné d’histoire locale.
Même commentaire pour un autre passionné par le patrimoine, avec Serge Dupré, qui se souvient aussi de la rue du Change et de son flot de voitures circulant dans les deux sens avec, en plus, le stationnement alterné. « Les photos d’époque sont là pour le rappeler sinon difficile à concevoir aujourd’hui ! »
 
« La traversée de la ville était très difficile »
Pas encore de Bison futé, qui vient de fêter ses 46 ans, pour aiguiller les automobilistes qui, avides de descendre dans le sud, étaient nombreux à choisir l’Espagne pour destination estivale avec pour les Parisiens, les Normands et les Nordistes, la traversée de Vendôme.
« Dans les années 50, le tracé de la RN10, appelée ainsi depuis 1824 après s’être intitulée route royale, puis route impériale 11, c’était le faubourg Chartrain, comme le rappelle une borne kilométrique toujours en place. Puis, les vacanciers passaient par le carrefour des Rochambelles, le mail Leclerc, le pont Saint-Michel vers la rue Poterie et la Porte Saint-Georges vers Saint-Lubin. Mais certains, au lieu de prendre le mail, s’emmanchaient dans la rue du Change pour rejoindre la Porte Saint-Georges par la rue Guesneault… Je me souviens qu’aux Rochambelles, il y avait un malheureux agent de police qui n’en finissait pas de faire la girouette à proximité de la grande borne Michelin qui se dressait au carrefour, en avant de l’ancien monument aux morts, borne indiquant Paris dans un sens et Tours dans l’autre. » Et Jean-Claude Pasquier de préciser que l’étranglement de la Porte Saint-Georges et ses concerts de klaxon remontent bien avant l’ère de l’automobile puisque les diligences rencontraient aussi les mêmes problèmes. « On a du mal à imaginer aujourd’hui comment on circulait ! Même s’il y avait moins de voitures, la traversée de la ville était très difficile, d’autant qu’aux voitures se mêlaient les camions », ajoute Serge Dupré.

Naissance de la déviation
Des municipalités ont bien essayé de trouvé des systèmes avec un notamment un essai de priorité sous la Porte Saint-Georges avec l’apposition d’un panneau « Priorité aux véhicules sortants » (sous-tendu de la ville, mais la polémique s’installa. Avec ou sans S à « sortant » ? Du coup, plusieurs panneaux furent changés puisque des plaisantins ajoutaient ou barraient le S).
C’est dans les années 70 que la rue du Change fut mise en sens unique dans le sens pont Chartrain vers la place Saint-Martin, tout en conservant ses stationnements bilatéraux. Le 28 juin 1978, la rue du Change et la rue du Puits étaient inaugurées comme voies piétonnes. La rue Georges-Guimond a, elle, été ouverte dans les années 1970 et rejoignait la déviation de la nationale 10, inaugurée en 1978.
Le centre-ville en avait fini avec ses goulots d’étranglement.
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